Sharda du Sud

Les Sharda du Sud vivent en Radjyn, dans le grand royaume de Saan Met. La carnation des Sharda du Sud est beaucoup plus sombre que celle des Alsderns des Vreën ou des cousins du nord. Elle peut être légèrement bistre, ou bien d'un noir profond. Leurs iris sont souvent bruns, noirs, quelquefois dorés. Mais il existe des beautés aux yeux d'un vert végétal troublant. Cette ethnie particulière est également l'un des plus grands peuples après celui des Alsderns. Leur taille moyenne oscille entre un mètre soixante pour les femmes et peut aller jusqu'à plus de deux mètres pour certains hommes. Ces derniers sont alors considérés comme les plus féroces guerriers. Ils se distinguent de leurs cousins du nord par leur mode de vie. Ils vivent en tribus et subsistent grâce à l'élevage d'animaux. Simples et pacifiques, ils ne désirent pas s'enquérir de richesses et préfèrent largement leur bonheur quotidien. Même si leur vie est laborieuse, leur fortune réside en leur regard sur la vie et en leur valeur. Animistes, ils croient également que les étoiles sont des ancêtres bienveillants et, dès le plus jeune âge, ils apprennent à s'orienter avec elles.

Croyances

Les ancêtres et les esprits veillent, le monde vit, les cycles se suivent et ainsi, Rëa est entière. Ceux qui ont été, demeurent avec nous à jamais et nous continuerons de vénérer la terre qu'ils nous ont offerte en devenant elle, celle qui nourrit nos cultures et notre bétail. Nous nous nourrissons d'eux, et nos enfants se nourriront de nous pour les ères à venir. Tout est lié, tout est vivant.

Esprits et Ancêtres

Les Sharda du Sud croient en l'essence de la nature et aux esprits qui animent chaque objet, chaque être vivant. Ils croient également en leurs ancêtres qui vivent avec eux et en chacun. Leur foi est simple et pure.

Valeurs

Les croyances des Sharda du Sud exaltent la simplicité de la vie et du bonheur quotidien comme seul aboutissement.

Rites

Les Sharda du Sud ont des rites très spécifiques liés à leurs croyances spirituelles. Ils prient les esprits et leurs ancêtres pour tout ce qui conditionne leur quotidien : une bonne chasse, la pluie pour leurs cultures, la naissance d'un enfant, la force, la vitalité, la santé et la guérison des malades, le bonheur, l'amour, les étoiles... Ils ne vénèrent pas d'ancêtre ou d'esprit à un moment précis de l'année, ni l'arrivée des saisons, car, dans leur cycle inaltérable, elles font partie d'un tout naturel. Tout comme les Alsderns, les Sharda du Sud n'ont pas d'ordre religieux. Le roi de chaque tribu est aussi chef spirituel et décide tout autant de la gestion de son peuple que des célébrations, avec l'aide de Shaman-guérisseurs qui se sont distingués par leurs connaissances de la nature et de la guérison.

Rites Funéraires

Les Sharda du Sud n'enterrent pas leur morts, ni ne les pleurent, car ils ont abouti le cycle grandiose de leur vie et doivent retourner à la poussière. Le corps du défun ne peut être manipulé que par un mwenjî, un être marginal qui vit à proximité des tribus, sans pour autant lui être proche et qui fait oeuvre le long de sa vie à préparer les corps, avant de les emmener dans la brousse afin de les livrer à la nature et, notamment, aux hyènes. On appelle ce rite, qui n'en est pas véritablement un, le chant des hyènes.

Coutumes

Âges

À ses onze ans, le garçon ou la fille Sharda devient un adulte prêt à soutenir sa tribu dans toutes les tâches quotidiennes. Au solstice d'été, tous les jeunes qui ont atteint l'âge de onze ans effectuent un rite de passage à l'âge adulte. Les garçons se doivent alors d'affronter un animal sauvage ou de lui échapper, par exemple faire face à un rhinocéros, à un lion, à un hippopotame, ou encore réussir à attraper une jeune gazelle éloignée de son troupeau. Si le garçon ne réussit pas, il tentera un nouveau rite de passage durant l'année. S'il ne réussit jamais, on ne lui confiera pas d'armes et il ne sera pas en mesure de protéger sa famille et sa tribu. Il lui sera donc tout aussi difficile de trouver une compagne. La fille, quant à elle, n'effectue pas de rite de force ou d'agilité, mais doit communiquer avec les ancêtres et les esprits. On lui fait alors ingérer des plantes censées la faire communier avec la nature. Pour cette célébration de passage, tous les membres de la tribu se réunissent autour d'un immense feu autour duquel ils dansent et chantent la nuit durant. Les Sharda sont considérés vieux et sages à leurs quarante ans. C'est à cet âge qu'ils peuvent prétendre à devenir des guides spirituels pour les plus jeunes.

Éducation

La transmission des savoirs par les anciens est exclusivement orale. Il est fréquent que la morale et les valeurs soient apprises par métaphores, à l'aide d'histoires millénaires contées autour du feu. Dans la ville de Dehernatbi ou dans les autres rares cités de Saan Met, il est possible d'apprendre à lire. Ce sont alors des érudits de tous lieux, attirés par la beauté sauvage de ces terres tantôt arides, tantôt verdoyantes, qui dispensent les sciences de l'écriture et la langue commune aux jeunes. Dès l'enfance, les Sharda du Sud aident leurs parents en ce qui concerne les tâches quotidiennes. Avec l'âge, ils deviennent à leur tour gardiens des troupeaux, protecteurs de leur tribu... Les femmes se consacrent généralement plus aux tâches du foyer et à l'éducation des enfants. Certaines sont aussi de féroces lionnes en ce qui concerne la défense de leur tribu et de leurs enfants et savent se battre aussi bien que les hommes.

Amour

Chez les Sharda du Sud, l'amour est simple. Si simple, qu'il ne mène à aucune union de loi. Les amoureux, les amants, peuvent rester un temps ensemble, élever des enfants. S'ils ne sont pas satisfaits de leurs rapports charnels, mais s'aiment tout de même et vivent ensemble, il est fréquent qu'ils aient des amants ou des maîtresses. Cela n'est ni un outrage, ni un problème. Il est fréquent qu'une femme porte les enfants de ses amants, cela n'est en rien dérangeant. Celui qui vit avec elle les élèvera comme ses fils. L'amant, s'il sait qu'il en est le père, a autant de droits et de devoirs en matière d'éducation que les parents composant le foyer.

Justice

Chez les Sharda du Sud, qui exècrent la violence, il n'existe pas de condamnation à mort. Celui qui a lourdement fauté ; un violeur, un meurtrier, est banni de la tribu et n'a aucun droit d'y revenir. Ceux qui ont volé ou ont commis des crimes de moindre gravité doivent répondre de leurs actes devant le chef de clan et réparer les torts qu'ils ont causés. La famille qui subit l'outrage décide de pardonner ou non le fautif et, s'il est pardonné, il devra subir un rituel de purification initié par les sages du village, les Shamans, et le chef du clan. Durant cette cérémonie, il doit scarifier sa peau de motifs de rédemption et ingérer des substances hallucinogènes afin de communier avec ses ancêtres et de demander leur pardon. Si le condamné n'est pas pardonné, il devra alors s'exiler. Il pourra cependant venir voir ses enfants s'il est père de famille, mais ne pourra plus vivre au sein de la tribu. S'il ne veut pas partir de lui-même, il sera expulsé de force quoi qu'il advienne, mais ne sera pas admis à revenir visiter sa famille.

Infirmités et différences physiques

Il existe peu d'infirmes en Saan Met, sauf peut-être ceux qui ont été blessés en protégeant leur peuple. Les difformités sont également assez rares, car il s'agit d'un peuple aux gènes solides. Ceux qui ont été blessés et n'ont pu recouvrer l'usage de leur corps ; amputation, cécité ou autres, ont encore le droit de vivre au sein de la tribu et sont même très respectés : ils ont payé de leur propre corps la protection des leurs. Ils participent à la vie du clan dans la mesure de leurs possibilités. Les jeunes nés sous l'hospice de la maladie ou de la difformité meurent souvent très tôt en raison des conditions de vie difficiles dans le pays aride qui les abrite. L'eau est rare, souvent contaminée, seuls les forts subsistent naturellement.

Relations entre les races et ethnies

Les Sharda du Sud sont simples, paisibles et emplis de bonté. Pourtant, ils sont assez peu connus du monde, car les contrées sauvages dans lesquelles ils vivent sont difficiles d'accès.

Alsderns

Les Sharda du Sud ont très peu de contacts avec les Alsderns. Il fait bien trop chaud en Saan Met et les mers du contour de ce continent sont trop démontées pour qu'ils puissent y accéder. Ils ont déjà eu affaire à quelques érudits Alsderns conquis par la beauté des côtes sauvages de Saan Met, mais ce fut rare.

Vreën

Les Sharda du Sud craignent énormément les Vreën qui ont tenté, il y a des milliers d'années à ce que racontent les sages, d'envahir Saan Met et de réduire son peuple à l'esclavage. Leurs cousins du Nord, venus à leur aide, les avaient mis hors d'état de nuire. Pour eux, les Vreën sont le mal incarné, mais les nombreux érudits accueillis à Dehernatbi, ou les voyageurs Vreën qui se tiennent bien, sont appréciés pour leurs connaissances en de nombreux domaines.

Sharda du Sud

Leurs « cousins » du Nord de Radjyn leur sont familiers. Ils sont très paisibles et n'ont jamais été en guerre avec ces derniers. Leurs religions sont différentes, néanmoins réciproquement estimées. Il est vrai que les Sharda du Sud comprennent mal le goût de ceux du Nord pour le luxe, mais ils l'acceptent. Les seules choses que les Sharda du Sud peuvent reprocher à leurs cousins ne sont pourtant pas des moindres : il s'agit de la traite des esclaves. Si les Sharda du Sud bannissent les leurs lorsqu'ils ont commis un crime impardonnable, certains marchands d'esclaves du Nord en profitent pour ravir ces derniers.

Inoës

Le mystère reste entier pour les Sharda du Sud : les Inoës sont différents. S'ils ont eu quelques brèves et épisodiques rencontres, leur respect pour la nature, plus complexe que celui des Sharda, les ont conquis. Ils regardent toujours avec un œil curieux les objets ou vêtements que ces derniers comme s'ils venaient d'un autre monde.

Eleär & Eressåe

Les Sharda considèrent que les âmes des Eressåe et des Eleär sont aussi belles que les étoiles qui peuplent le ciel. Ils ont eu de fréquents contacts avec eux, notamment avec les Atlantes dont l'île est proche de Radjyn et sont émerveillés par leurs connaissances et leurs philosophies. Leur longévité les fascine.

Nains

Sensibles aux malheurs des peuples Nains comme de ceux des peuples Elfiques, les Sharda ont accueilli le peu d'entre eux qui ont su braver leurs terres arides avec beaucoup de bienveillance.

Ordhaleron

Les Ordhaleron incarnent le mal absolu pour les Sharda du Sud, ils les craignent énormément.

Ordres Militaires

Intégration

Tout enfant assez fort pour protéger sa tribu est considéré comme guerrier. Chacun se voit offrir à ses onze ans des armes et s'entraîne avec ses aînés au combat. En ce qui concerne les armées royales, les jeunes assez forts et qui le désirent entrent au service de Saan Met dès leur dixième année. Ils sont entraînés au sein de la garde royale de Dehernatbi.

Armées et organisation

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Les armées de Saan Met sont en effectif extrêmement réduit. La vie nomade des Sharda ne leur permet pas d'entretenir des armées conséquentes, toutefois certains guerriers sont présents dans chaque tribu, protégeant les leurs des bêtes sauvages et des quelques envahisseurs qui arrivent à braver le désert des Mohars ou les mers démontées du sud de Radjyn. Les guerriers obéissent au chef de leur clan, de leur tribu. Et seule la cité de Dehernatbi possède une armée royale plus complète et hiérarchisée. Le Mkuu wa Jeshi est le chef de l'armée royale. Il commande à des Maagizo qui gèrent des troupes d'une vingtaine d'hommes chacun.

    Il existe quatre catégories militaires dans l'armée royale :
  • Mguu : infanterie légère
  • Askari : infanterie lourde
  • Wanunuzi : cavalerie tous corps confondus
  • Mkufunzi : dresseurs de fauves d'attaque et soigneurs

Les Wanunuzi sont scindés en trois corps : les archers montés à dos d'éléphant, les archers à cheval, les guerriers-cavaliers.

Équipements généraux

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    Armes
  • Infanterie légère et dresseurs : lances.
  • Cavalerie légère : arcs et flèches.
  • Infanterie et cavalerie lourde : épées, boucliers, armes d'hast et lances.
    Armures
  • Infanterie et cavalerie légère : ils ne portent aucune armure, simplement des vêtements de peau et de cuir.
  • Infanterie et cavalerie lourde : lamellaires de cuir et de peaux plus généralement, parfois des armures de métal.
  • Dresseurs, cavalerie : lamellaires de cuir et de peaux.

Vie des guerriers

Les guerriers de clan vivent au sein de leur tribu et s'occupent du bétail, de la cueillette ou des travaux quotidiens au même titre que leurs comparses. Les guerriers des armées royales vivent au sein de Dehernatbi, dans leur caserne, mais peuvent également avoir une famille. Ils sont alors contraints de venir chaque jour s'entraîner et servir le Roi. Ils ont également des gardes et des permissions.

Système Politique

Royaume

Chez les Sharda du Sud, le Roi est le gouverneur suprême de son pays. Il opère les décisions stratégiques, militaires et populaires générales. Il est entouré d'un Conseiller Suprême, d'un augure, ainsi que d'un Mkuu wa Jeshi et de son armée Royale.

Le Conseiller Suprême est le dirigeant du Conseil Royal. Les Conseillers occupent une position privilégiée et proposent les lois à mettre en place, guident le Roi dans l'application des stratégies militaires générales et la création des réformes politiques pour le peuple.

Régions

Chaque région est dirigée par un Chef Suprême, choisi au mérite parmi les chefs de tribu de tous les villages et villes. Il gère de manière autonome l'organisation de la protection de son territoire et du peuple et collecte les impôts des Chefs de tribu pour le Roi. Il est chargé de recueillir les doléances de tous les Chefs et de les communiquer au Roi.

Villes & Villages

Chaque ville, pour les sédentaires, ou tribu, pour les nomades, est dirigée par un Chef de Clan, choisi au mérite parmi son peuple. Cet ancien est le chef spirituel de sa cité ou des siens et met en place la protection nécessaire pour son peuple, collecte les taxes demandées par le royaume et fait appliquer la loi et les traditions ancestrales.